::Un vieux cadavre où la horde des vers
::A découvert, pour assouvir sa faim,
::Un fin festin, digne des séraphins !...
::— Moi! je mettrai, dans mes lugubres vers,
::Ainsi que dans mes proses, afin qu'au
::Pinde je sois acclamé le vainqueur,
::Le plus possible de mon pauvre Cœur!...
::— Tant pis, si l'on y trouve un asticot!
::Les Doigts ont dit à la Cervelle:Non!
::Et, fors les yeux maléfiques du Rat,
::Nul doux espoir d'étoile n'éclaira
::Le ciel obscur du sanglant cabanon.
::Le Scolopendre hydrophobe et pelé,
::Le Stercoraire aux airs de matador,
::Le Capricorne et la Limace d'or
::S'estramaçonnent parmi les bolets,
::L'Araignée acéphale fait le guet...
::— Toi, ma maîtresse aux suçons trop ardents,
::Plante en mon Cœur tes ongles et tes dents!...
::L'Araignée acéphale fait le guet...
::— Vois-tu les yeux maléfiques du Rat?
::—Mange mon cœur, commensale du ver!...
::Tu me diras s'il sent le vétyver
::Ou le cédrat, ah! ah! ah! ah! ah! ah!
:::''19 Mars 1890''
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