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''{{larger|OBSESSION}}''
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{{gap}}Quand vogue le Désir au lent fil de mes veines,
{{gap}}Variant, sur mes nerfs, ses thèmes émouvants,
{{gap}}En artiste blasé des barcarolles vaines
{{gap}}Qui sut approfondir l'art des rythmes savants ;
{{gap}}Quand le Magicien, hôte de mes nuits blanches,
{{gap}}Ressuscite ton corps disparu dans mes draps
{{gap}}Imprégnés des moiteurs lascives de tes hanches
{{gap}}Et des parfums troublants dont tu frottes tes bras ;
{{gap}}Que mon esprit et ma raison, mis en déroute,
{{gap}}S'égarent brusquement en un songe anormal,
{{gap}}Où tout mon être aspire à te posséder toute,
{{gap}}Au milieu de frissons qui feraient un doux mal ;
{{gap}}J'ai parfois évoqué des alcôves funèbres,
{{gap}}Qu'éclaire, par moment, un feu follet lutin,
{{gap}}Surgi de l'éternel empire des ténèbres
{{gap}}Comme un rayon monté d'un vieux monde incertain.
{{gap}}Or, aux heures de paix et d'analyse calme,
{{gap}}— Lorsque l'âme descend sur les sens endormis,
{{gap}}Tel qu'un veilleur pensif agitant une palme,
{{gap}}Pour répandre l'air frais sur le sommeil d'amis, —
{{gap}}En songeant, sans luxure, au charme de tes poses,
{{gap}}À ton œil orageux traversé d'un éclair,
{{gap}}Bien souvent, loin de toi, je médite ces choses,
{{gap}}Attentif aux conseils que m'a criés la chair.
{{gap}}Et je pressens alors quelles fortes empreintes
{{gap}}Nos baisers laisseraient dans nos seins exaltés,
{{gap}}Si nos spasmes d'amour s'interrompaient de craintes
{{gap}}Où l'âme aurait sa part de larges voluptés.