III

{{gap}}Nous marchons. Le cheval blanc dans la nuit!
— Les cuivres au fond de la boutique, dans l'ombre douce! — Les cristaux du comptoir, si beaux dans la grande glace! La lanterne rouge du marchand de tabac! - La lampe de la petite vendeuse!
IV

{{gap}}On s'arrête. Un sculpteur ornemaniste, cravate blanche, veste de velours ; de grands cheveux, de ces cheveux que l'on peigne moins souvent qu'on ne les frise. Il boit avec une femme qui pose dans les ateliers; se plaint de quelque chose. Elle ne répond que par des changements d'attitude — sans le savoir, sans le vouloir. Elle donne la pose de la ''Sapho'' de Pradier, — de la ''Junon'' de Falguière. Le coude engagé dans la mince étoffe d'un petit châle, elle pose la ''Polymnie''. Cela s'apaise; ils se rapprochent, se rapprochent plus encore : que c'est joli sur le fond! Ils partent, et en sortant la femme se regarde l'épaule gauche, pour historier la ligne : ah joli!
V
Une fille de sept ans dort à demi dans les bras du père qui conte... Elle a demandé : « Beaucoup d'accidents ». Dans les beaux moments de l'histoire, on voit l'œil humide entre les paupières rapprochées de l'enfant.
{{gap}}— « Rendre cela ! » dit {{sc|Carrière}}.
{{gap}}— Un ouvrier, fièrement : — « Mon petit, on lui ferait prendre tout ce que l'on voudrait dans du vin! »
{{gap}}— Ah ! le beau geste glorieux inachevé !... .
{{gap}}— Lettré de l’École du soir, je songe à exprimer loin des sévères Belles Lettres.
{{gap}}— Nous sortons, passant dans de petites rues dont nous ne savons plus le nom, de bonne humeur, en gens pas bêtes et se portant bien, non pareils à ces hommes attristés qui dans leur œuvre semblent