les feuilles vertes comme elles, se rapprocher du mur, et, bruyantes, entrer au creux des pierres.
{{gap}}Il faut pourtant aller se coucher : demain on tire le chanvre.
{{gap}}Les veilleurs baillent, enfin se lèvent. Quelle douce soirée!
{{gap}}Ils dormiraient dehors. Au matin, on les trouverait là, engourdis, blancs de rosée.
{{gap}}— « Bonsoir »
{{gap}}— « Bonsoir ... soir .... oir .... »
{{gap}} Ils s'enfoncent dans l'ombre. Quelques femmes, des jeunes, allument une lanterne par peur de buter. Les portes se ferment, poussent leur long cri d'angoisse dont frissonnent les hommes en retard.
{{gap}}Et les rainettes même, lasses de lutter, leurs roulades étant vaines, vont prudemment céder au silence.
{{right|{{sc|Jules Renard}}.}}