Giovanni Faldella ; une analyse (un peu à côté) de ''A l’Écart'', de Minhar et Vallette, par Giuseppe Depanis ; ''Talento e Personalità'', par Bruno Sperani : l'auteur n'est pas dupe du ridicule aphorisme souvent, à cette heure, proféré, que la littérature actuelle se caractérise par « trop de talent ! » — et il distingue soigneusement la ''personnalité'', qui est l'essence du ''talent'', et la faculté d'assimilation, qui en est la singerie, en ajoutant que la ''personnalité'' a besoin d'être rigoureusement disciplinée.
{{gap}}'''Cronaca d'Arte''' (Milan). — Une étude sur ''Le Vierge'' d'Alfred Vallette ; curieuses notes d'Enrico Morselli à propos de la célèbre attirance qu'exercent les concours académiques et autres sur les demi-fous (les mattoïdes), ceux que l'auteur appelle « i masturbatori della filosofia, métafisica, psicologia e sociologia » ; une polémique où C. Antona Traversi soutient contre la ''Cronaca'' la légitimité du théâtre qui plaît à la majorité et « fait de l'argent ».
{{gap}}'''Critica Sociale''' (Milan). — Bons articles de polémique ; théories socialistes doctrinaires. {{right|R. G.}}
{{gap}}Le capitaine Bazeries, cryptologue en ses moments perdus, semble porter l'honneur d'être — comme dit Tallemant — idiot par la tête : ''Je suis resté, narre-t-il dans le'' '''Matin''' ''du 11 août, trois jours et pour ainsi dire trois nuits sur les fameux chiffres. La difficulté était augmentée de ce que les dépêches étaient rédigées dans le français douteux du temps'' (Le temps de La Fontaine et de Saint-Simon !)'', et que la même lettre était représentée par plusieurs chiffres. J'ai trouvé.'' Flaubert avait rencontré, aux dîners de Magny, un quidam pour lui soutenir que le Duc ne savait pas écrire. La chose Bazeries va plus loin, et c'est tout le {{sc|xvii}}me qu'il exécute à la houzarde. J'ignore si ce militaire plus nigaud que Baju possède la vérité sur le Masque-de-Fer (circonstance d'ailleurs à ne troubler pas mes nuits) : mais il se peut glorifier d'avoir, dès à présent, légué aux sottisiers de l'avenir une phrase que Sarcey lui-même serait en droit de jalouser. {{right|D. J.}}
{{gap}}Un article de M. Gaston Calmette (''Figaro'' du 5 août), à propos de la représentation des ''Aveugles'', de Maurice Maeterlinck, donnée à des aveugles chez M. Maurice de la Sizeranne, est bien réjouissant d'inexactitudes matérielles et d'ignorance foncière. Ces deux perles (entre combien d'autres !) : « Dans l’''Intruse'', où toutes les horreurs de la cécité sont longuement racontées... » — « Quand la question de la cécité avait été posée, au théâtre du boulevard de Strasbourg, un frisson avait parcouru tout le public des abonnés de M. Antoine... » M. Paul Fort, qui envoie volontiers des petits papiers à la presse, n'eût-il pas dû rectifier au moins celle-là ?