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SUR LE PROPOS D'IMMANENTE SYPHILIS

{{gap}}{{smaller|{{right|« Toi, jeune homme, ne le désespère point:
car tu as un ami dans le Vampire, malgré
ton opinion contraire. En comptant l'acarus
sarcopte qui produit la gale, tu auras deux
amis. »
{{gap}}L{{sc|es}} C{{sc|hants De}} M{{sc|aldoror}} (Chant 1er)}}}}
Du noble avril musqué de lilas blancs,
Hardeaux paillards ne chôment la nuitée.
Mâle braguette et rigides élans
Sans trêve font pucelle amignottée.
Jouvence étreint Mnazile à Galathée ;
Un doux combat pâme sur les coussins
Ton sadinet, Bérangère, et tes seins,
Jusques au temps que vendange soit meure.
— Or, en ces mois lugubres et malsains,
Amour s'enfuit, mais Vérole demeure.

L'embasicœte aux harnais trop collants
Cherche, par les carrefours, sa pâtée,
— Nourris, Vénus, les mornes icoglans ! —
Ce pendant que matrulle Dosithée
Ouvre aux cafards la porte assermentée.
Las ! nonobstant baudruches et vaccins,
Durable ennui croît des plaisirs succincts.
Aux bords du Guadalquivir et de l'Eure,
Il faut prendre conseil des médecins :
Amour s'enfuit, mais Vérole demeure.

Maint prurigo végète sur vos flancs,
Peccante humeur fit votre chair gâtée,
Jeunes héros des entretiens brûlants !
Que l'argent-vif et l'iode en potée
Lavent ce don cruel d'Epiméthée,
Robé par lui chez les dieux assassins.
Vivez encor pour tels joyeux larcins !
Et que le Ciel vous gard' de la male heure,
De Katinska, des lopes, des roussins :
Amour s'enfuit, mais Vérole demeure.

{{sc|envoi}}


{{sc|Prince}} d'amour que fêtent les buccins,
Imitez la continence des Saints,
{{sc|Mousse d'Or}}, et gravez la chantepleure
De Valentine au trescheur de vos seings :
Amour s'enfuit, mais Vérole demeure.