IV
{{smaller|{{right|''Rigetque dura barba juncta crystallo.''}}}}
{{right|D{{sc|ivers. poetarum lusus.}}}}
::Quel froid! Le givre brille aux derniers pampres verts,
::Je guette le soleil, car je sais l'heure exacte
::Où l'aurore rougit les neiges du Soracte.
::Le sort d'un Dieu champêtre est dur. L'homme est pervers.
::Dans ce clos ruiné, seul, depuis vingt hivers
::Je me morfonds. Ma barbe est hirsute et compacte;
::Mon vermillon s'écaille et mon bois se rétracte
::Et se gerce, et j'ai peur d'être piqué des vers.
::Que ne suis-je un Pénate ou même simple Lare
::Domestique, repeint, repu, toujours hilare,
::Gorgé de miel, de fruits ou ceint des fleurs d'avril;
::Près des aïeux de cire, au fond du vestibule,
::Je vieillirais, et les enfants, au jour viril,
::A mon col vénéré viendraient pendre leur bulle.
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