{{larger|PARADE IMPIE}}


{{smaller|{{right|''À Remy de Gourmont.''}}}}
::{{smaller|{{sc|Décor}} : La nuit, dans une église. ::{{smaller|{{sc|Personnages}} : Rimes des choses et Raisons des gens.}}}}
{{gap}} {{sc|La Lune}} {{smaller|''(entrant par le vitrail)''}} : Comme il fait noir dans ce puits !
{{gap}} {{sc|Le Clocher}} {{smaller|''(avec résignation)''}} : Elle me prend pour un puits ! Si c'est ainsi qu'on écrit l'histoire, là-haut...
{{gap}} {{sc|La Lune}} {{smaller|''(ressortant indifférente)''}} : Et il y a d'énormes toiles d'araignées.
{{gap}} {{sc|Le Saint Du vitrail}} {{smaller|''(se réveillant sons son linceul de poussière)''}} : Oh ! qui va là ! j'ai vu passer une blonde. Elle a mêlé sa chevelure à mon nimbe. Ces créatures ne respectent rien. Heureusement que je suis en verre, aujourd'hui, et moins fragile qu'autrefois. ''{{smaller|(Il bâille)}}''.
{{gap}} {{sc|La dernière vibration de la cloche du baptême}} : Plus tard ''ils'' comprendront la mélancolie des airs joyeux.
{{gap}} {{sc|La dernière vibration de la cloche de l'enterrement}} : La bonne fête, et comme le sonneur a bu!
{{gap}} {{sc|Première chauve-souris}} {{smaller|''(tournoyant)''}} : Ciel et terre! je né suis qu'un pauvre oiseau, mais tout cela me paraît bien ridicule.
{{gap}} {{sc|Première chauve-souris}} {{smaller|''(tournoyant)''}} : Terre et ciel ! je ne suis qu'une pauvre souris, mais tout cela me dérange.
{{gap}} {{sc|Le grand cierge de droite}} : Ma cire a la blancheur des belles épousées.
{{gap}} {{sc|Le grand cierge de gauche}} : Ma cire a la blancheur des jolis enfants morts.
{{gap}} {{sc|Une bougie dans un coin}} : Pureté des stéarines, vertu chimique.
{{gap}} {{sc|Première lampe-veilleuse}} : je suis un cœur de femme rempli de rubis roses.
{{gap}} {{sc|Seconde lampe-veilleuse}} : Je suis l'œil d'un amant qui a beaucoup pleuré.