:Et c'est l'heure où s'ouvre la fleur des songeries; :Nous irons par l'éclat fraternel du verger :Sous les branches que nulle grêle n'a meurtries
:Et qui nous béniront d'aimer et de songer.
::{{smaller|''La Belle et le Prince''}}
:Une brise impalpable et pure nous caresse, :Des Femmes de soleil parent nos cheveux blonds, :Ses astres luisent sur la route où nous volons :Et tous deux nous montons vers la divine ivresse.
:Dans le printemps royal nos clartés confondues :Volent éperduement d'un sidéral essor, :Et nous buvons la vie aux flots de pourpre et d'or :Qui fécondent le champ des chères étendues.
:Nous sommes la blancheur de la lune rieuse, :Nous sommes le saphir argenté de la mer, :Nous sommes la pâleur du soir limpide et clair :Et la rougeur de l'aurore victorieuse.
:L'impérissable Jour de l'Extase se lève. :Nous moissonnons l'espoir superbe à pleine faulx, :Nous sommes les chants et les rhythmes triomphaux :Et nous sommes la Joie éternelle et le Rêve.
{{right|A{{sc|.-Ferdinand Herold.}}}}