{{gap}}Des sépulcres, sous les dalles, s'exhale une odeur de vie permanente ; et des ossuaires, une radiance d'étoiles. Les reliquaires contiennent de la poussière d'amour.
{{gap}} Le chrême a sacré la table de l'autel (ainsi le très saint Jésus se purifie lui-même) et, tel que d'un parterre impérial, les cierges, sous l'arrosoir enflammé des accolytes, vont surgir et fleurir.
{{gap}} Les anges prient, humanisés par des simulacres très raisonnables, car il est bien véritable qu'ils odorent les parfums essentiels, qu'ils goûtent les suavités saintes, qu'ils entendent la parole incréée : ils sont jeunes, forts, libres, plus féconds que les plus puissants reins. Ils vont nus, sans corruption, et s'ils se vêtent, c'est de la transparence du feu.
{{gap}} Ange aussi, l'aigle du lectorium, aux élévations royales ; anges, les lions couchés, autoritaires et obscurs.
O{{sc|raison}}
{{gap}}Jésus, le grain d'encens fume dans l'encensoir : la Victime s'allume et l'oblation future s'accomplit en désir. Elle s'allume et fume et son amour apparaît sur la scène du monde : les Figures surveillent leurs accomplissements.
{{gap}} L{{sc|e}} P{{sc|rêtre}}. — ''Exorcizo te, creatura salis'', je t'exorcise, ô créature, pour que tu guérisses la stérilité des eaux. ''Exorcizo te, creatura aquae'', je t'exorcise, ô créature, pour que tu apaises l'amertume du sel.
O{{sc|raison}}
{{gap}}Dorénavant, l'eau sera salée et il pleuvera d'incorruptibles rosées : dénudez vos tètes, ce sont les larmes de Jésus.
P{{sc|rocession}}
{{gap}}Les Palmes absolues s'érigent en concerts alternatifs autour du Prédestiné que le Verbe antérieur donne à la vie. Il se mêle au peuple, et le