utile : selon le principe inattaquable rationnellement d'une philosophie évolutive, en mouvement elliptique. Pour un Avenir meilleur sans cesse, logique, et de devoir.
{{gap}}« Je vous remercie, Monsieur le Rédacteur en chef, - et mes empressées salutations. » {{right|R{{sc|ené}} G{{sc|hil}}.}}
{{gap}}'''Poèmes anciens et romanesques''', par H{{sc|enri}} {{sc|de}} R{{sc|égnier}} (Librairie de l'Art Indépendant). - En ces vers qui évoquent de prestigieux décors de rêve et de légende, Henri de Régnier, plus absolument qu'en ses précédents recueils, subit, immédiate, la noble influence de Gustave Moreau. Un luxe inouï de pierreries pare les êtres, les choses, même les abstractions, au milieu desquels se complait la chevaleresque mélancolie du poète ; c'est ainsi qu'en dix vers on trouve des ''papillons d'hyacinthe, des escaliers d'onyx, des gloires de saphyr''. A coup sûr, ces strophes sont serties par la main d'un maître lapidaire, et il y a dans les ''motifs de légende et de mélancolie'' une Belle au Bois dormant d'une extraordinaire beauté. Cependant, je reprocherai à M. Henri de Régnier des bizarreries de syntaxe - tel l'emploi de l'infinitif pour le participe présent - qui ne servent vraiment qu'à dérouter le lecteur :
{{gap}}''... Où le cri né des clairons sacrés se prolonge
{{gap}}''Promulguer son sommeil jusqu'à l'aube des Temps !''...
{{gap}}Des phrases ainsi construites déconcertent d'autant plus qu'elles sont presque toujours ponctuées suivant la formule chère a M. René Ghil. Mais ceci n'est que chicane de pion, et je n'en aurais certes point parlé si je n'avais entendu souventes fois assimiler le très puissant poète qu'est Henri de Régnier, aux désastreux écrivains dont la seule originalité consiste à démolir bêtement la langue. Les inconscientes imitations qui de ci de là se révèlent en quelques vers libres des Poèmes anciens et romanesques constituent un grief plus grave à formuler contre ce nouveau livre :
{{gap}}''...En leur conque de nacre torse ils t'ont chanté.
{{gap}}''La chanson endormie en la concavité''
{{gap}}''Des spires bleuâtres et profondes''
{{gap}}''La Chanson de la mer maternelle aux vieux mondes...''
{{gap}}Il y a là plus qu'une réminiscence des ''Funérailles'' de Jean Moréas. - Comment un poète aussi personnel que Henri de Régnier a-t-il pu abdiquer ce point sa personnalité ? {{right|J. C.}}
{{gap}}'''Les Romanciers d'aujourd'hui''', par C{{sc|harles}} {{sc|Le}} G{{sc|offic}} (1 vol., Léon Vanier). - Le capital défaut de ce livre est l'insuffisance, et ce précisément pour avoir visé trop complet. Comme M. Jules Tellier a fait naguère pour les poètes, M. le Goffic a divisé les romanciers en catégories, et chacune des dix catégories offre un pêle-mêle de noms dont beaucoup ne méritaient pas seulement d'être cités. « Je me suis complu, dit l'auteur dans une introduction, sur ces noms un peu trop, sans doute, et au détriment de noms plus