{{larger|NUIT D'ÉTÉ}}
{{gap}}L'ample étendue est bleue et d'or de tous côtés ;
{{gap}}Sa cuisse nue et son beau torse de héros
{{gap}}Opposent leur albâtre aux pourpres exaltées
{{gap}}Des rubis, dont palpite auprès le « brasero ».
{{gap}}Le basilic fleurit à ses deux mains croisées,
{{gap}}Et, palpitante comme un cœur au haut des piques,
{{gap}}Sa lèvre unit, pour la prière et les baisers,
{{gap}}Tout le sang du Calvaire aux roses de l'Attique,
{{gap}}Ce col blanc, que Nisus aimait chez Euryale,
{{gap}}Ploie un peu sous le faix du front impérial,
{{gap}}Où s'alanguissent les miels blonds du doux Jésus.
{{gap}}Si l'Ange se révèle au geste qu'est le sien,
{{gap}}Toute la Bête vit au fond des yeux païens.
{{gap}}Langueurs ! qui mieux, d'Éros ou de Jésus, vous eut ?
{{right|{{sc|Ernest Raynaud}}.}}