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SONNET}}
{{gap}}O pouvoir m'affranchir de l'amour fou que j'ai
{{gap}}Des corps charmants évoluant dans leur souplesse !
{{gap}}Tout mon cœur n'est qu'émoi fragile et que faiblesse,
{{gap}}Des beaux yeux et des belles mains m'ont affligé.
{{gap}}Entre toutes du moins le souvenir me blesse
{{gap}}D'Une que j'ai connue en un bois d'orangers
{{gap}}Cependant qu'affluait à mon cœur la mollesse
{{gap}}Des feuillages, de l'eau bleue et du ciel léger.
{{gap}}Certains soirs, accoudé, j'ai fait mille beaux rêves,
{{gap}}J'en suis sorti plus désolé qu'auparavant,
{{gap}}Je ne veux plus de ces mensonges décevants !
{{gap}}Sybarite, place ! à ce moine qui se lève
{{gap}}Et passe, ayant muré tout son corps au dehors,
{{gap}}Avec, aux yeux, la seule image de la Mort !
{{right|{{sc|Ernest Raynaud}}.}}