{{larger|''LES ILLUSIONS PERDUES''}}
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{{gap}}Sur tes cheveux, flots indulgents couleur de soufre,
{{gap}}Où rôdent des parfums graves d'héliotrope,
{{gap}}Ainsi que sur un Océan berceur, oh ! souffre
{{gap}}Que navigue mon Cœur, loin des golfes d'Europe !...
{{gap}}Mon Cœur, vaisseau spectral, dont la quille broyée
{{gap}}Est rouge encor du sang des antiques batailles,
{{gap}}Vaisseau, dont la mâture énorme, foudroyée,
{{gap}}Se tord, en l'appel vain des blanches funérailles !
{{gap}}Mon Cœur, vaisseau privé des propices étoiles,
{{gap}}Qui soupçonne les dents des roches acérées
{{gap}}Et dont un vent hurlant gonfle et ronge les voiles
{{gap}}Que les boulets des vieux combats ont lacérées...
{{gap}}Mais tu n'as point pitié du navire qui souffre
{{gap}}Et qui voudrait s'enfuir, loin de golfes d'Europe !...
{{gap}}Et voilà que tes beaux cheveux, couleur de soufre,
{{gap}}Hélas ! grisent, déjà, le parc, d'héliotrope !....
{{gap}}Sois, pitoyable !... En ce bateau plein d'agonies
{{gap}}Sanglote un équipage étrange et lamentable
{{gap}}De Squelettes moisis, venus des Gémonies,
{{gap}}Et de Faunes, plaignant la glace indubitable !...
{{gap}}Sois bonne !... Vois : les uns, de leurs orbites vides,
{{gap}}Pleurent le souvenir des vieilles Conjonctures,
{{gap}}Les autres, vers l'azur tendant leurs bras avides,
{{gap}}Implorent les baisers chauds des Rives Futures !...