{{gap}}Il évoquait de sinistres damnés, de lamentables cadavres surgissant et disant, avec des yeux pleins d'une épouvante infinie : ''je suis en enfer'' ! » Ratbod, roi des Frisons, émergea ainsi du fond des abîmes, vint secouer devant ses officiers surpris des menottes de fer rouge. De même, le comte Orloff, quittant pour un instant les géhennes, manifesta, grâce à sa présence insolite en pantoufles et en robe de chambre, la vérité de l'enfer niée par un incrédule général. Et d'autres, et combien d'autres, rejetés, momentanément par le gouffre, marquèrent sur les vivants, sur les meubles, sur les tentures, les traces carbonisées de leurs doigts en feu, ou bien, avec une jovialité véritablement démoniaque, s'amusèrent, comme ce damné fameux, dont parle Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, à revenir asperger d'innocentes créatures, avec un liquide plus corrosif que l'eau seconde, en criant d'une voix non dénuée d'une certaine ironie : ''Voici l'eau froide dont on se rafraîchit en enfer.''
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{{gap}}Des nuages couvraient le ciel, l'humble cellule était traversée de lueurs qui ne provenaient ni du soleil voilé ni de la lampe morte.
{{gap}}L'illustre Hérétique avait incliné vers la table sa tête méditatrice, il la releva soudain, et, pris d'un douloureux ricanement, il proféra ces quelques syllabes :

{{sc|Et moi aussi, j'irai en enfer}}


{{gap}}. . . Et des cœurs tombaient sous la meule infernale, aussi pressés que des grains de blé.
{{right|R{{sc|emy}} {{sc|de}} G{{sc|ourmont}}.
}} ''30 Janvier 1890.''