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particularisent dans le groupe nombreux de ses congénères. C'est la plus jeune brebis du dangereux troupeau, et le vent qui souffle dans ses blanches laines s'est doucement attiédi. Il faudra lui parler moins des beautés sinistres du mal que ses alanguissements, d'horizons crépusculaires plutôt que de fauves midis. Elle fuirait les longs efforts et son âme est déjà lasse. Il faudra la rassurer pour l'attirer; comme elle songe à des colombes en allées, elle aimera les airs fanés que lui joueront :

 Cent violons mignons d'une grâce ancienne...


 Elle se plaira aux madrigaux élégants, d'un autre temps. Si on lui dit: marquise, elle sourira et voudra bien d'un abbé de cour.— Elle chemine entre les tragiques et les coquettes, et c'est dans les Fêtes galantes qu'elle a fait sa cueillette de Fleurs du mal.
II

 Baudelaire et Verlaine sont, en effet, par excellence, les maîtres aimés d'Edouard Dubus. Non, bien entendu, qu'il leur doive son essence de poëte. Mais en les lisant il a eu le sentiment d'une patrie retrouvée. Il ne croit pas que chez Baudelaire, le psychologue ait éteint ou même seulement gêné le poëte. Il ne croit pas d'avantage que l'influence de Verlaine ─ quoi qu'en pense tel et tel ─ doive être combattue.
 Puis-je toutefois le dire, ces deux traditions, si harmoniques, croirait-on, se sont gênées dans la pensée du jeune écrivain. Le Verlaine qu'il a le plus fréquenté n'est pas celui de Sagesse, le seul qu'on puisse ─ parmi les êtres divers et qui concertent la personnalité de Verlaine ─ affronter à l'auteur des Fleurs du Mal : c'est le Verlaine des Fêtes Galantes. Et là, dans ce jardin de Watteau où il n'avait point désiré descendre, Baudelaire s'est atténué, sa tristesse s'est dénouée, son génie, épris des fleurs pourpres, n'a su cueillir que de pâles roses d'artifice.
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