Page 128 · Tome IV. Janvier-Avril 1892

Qui m'ont guidé loin des royaumes éphémères Et je peux franchir la lumière de la Porte.
C'est moi qui verrai la Dormeuse Et c'est moi qui l'éveillerai; Et nous écouterons, par le jardin sacré, Chanter les harpes bienheureuses.
Des voix
Va donc, ô Vainqueur: Puisque tu as oublié les vaines pensées, Éveille la Fiancée Qui t'a vu dans l'espoir de son rêve, ô Vainqueur.
III
Le parc éblouissant frémit d'un long sourire. L'Élu frôle le front clair d'un baiser vermeil; La Belle ouvre ses yeux où le printemps se mire Et chante doucement l'hymne du bon réveil.
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La Belle''
]e m'éveille du beau sommeil que j'ai dormi, Et voici que l’Étoile du bonheur m'éclaire. Oh, c'est toi qui devais venir : approche, Ami.
Toi qui pour mon amour as méprisé la terre, Toi de qui la splendeur hantait mes rêves saints, Approche, ô Conquérant couronné de lumière.
Les Esprits de paix nous entourent par essaims, Et les blancs oiseaux fils des candeurs inflétries, Les cygnes immortels chantent dans les bassins.
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