Page 334 · Tome IV. Janvier-Avril 1892

bien là l'inventeur de la jurisprudence, de l'administration, de la nationalité, et celui dont une des plus vieilles légendes est le lit de Procuste!
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Le mariage, comme la loterie, est une de ces choses où il est prouvé que l'on est fatalement mis dedans, et où l'on se laisse toujours prendre.
3
Le mariage est un esclavage, quelquefois de l'un des époux vis-à-vis de l'autre, le plus souvent de tous deux vis-à-vis de la société.
4
Le mariage est un gage sur lequel on cherche à emprunter de l'amour.
5
Le mariage est un moyen terme entre l'amour et la chasteté.
6
Si l'on pouvait essayer de vingt femmes, avant de se marier, on finirait peut-être par trouver celle qu'il faut : mais l'enthousiasme n'y serait plus.
7
Le mariage rompt de pernicieuses habitudes pour en faire contracter de déprimantes.
8
Les laides renoncent à l'amour: elles ne renoncent pas au mariage.
9
— Etes-vous heureux en ménage?
— Autant qu'on peut l'être.
Réponse banale qui en dit long sur les joies du mariage.
10
« Ils furent heureux et ils eurent beaucoup d'enfants.»
Ces deux propositions ne jurent-elles pas de se voir accouplées?
11
Contre la communauté des femmes, je lis dans Epictète cette maxime:
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