Les livres, Théâtres, Beaux-Arts

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Mercvre, « Les Livres, Théâtres, Beaux-Arts, etc. », Mercure de France, t. I, n° 7, juillet 1890, p. 250-256.


LES LIVRES (1)

 Amants, par Paul Margueritte (Ernest Kolb). — Le succès de l'ouvrage prouve irréfutablement que l'auteur a bien fait de l'écrire. Toutefois, je préfère M. Paul Margueritte dans l'étude des menus incidents de la vie bourgeoise, où il excelle. — Le thème d’Amants est simple. Lors d'un séjour au château d'Hers-en-Forêt, Frédérique a rencontré le prince Daniel d'Ancise : amour coup de foudre, puis si intense et tenace « cristallisation » subséquente que, bien des années après cette entrevue d'un jour, Frédérique — d'une impressionnabilité extrême et qui détient en germe une affection de poitrine compliquée de troubles cardiaques — fait une maladie en apprenant que le prince a péri dans une partie de bateau. Mais les journaux ont mal informé : le prince n'est pas mort, et c'est son jeune ami M. de Fonbonne qui s'est noyé. Frédérique n'a plus la force de résister à la très ancienne tentation d'écrire à Daniel. Elle est à cette époque en Algérie, avec son frère et ses deux sœurs. Le prince, touché de la lettre et qui a gardé un étrange souvenir de la jeune fille, l'y rejoint accompagné de la princesse sa femme — sous prétexte que le climat d'Afrique sera salutaire à leur enfant, une petite souffreteuse. Frédérique devient la maîtresse du prince : puis, un jour, ayant constaté qu'elle est grosse — et se sachant d'ailleurs condamnée à une mort imminente — elle se tue. Tel est l'argument du livre, dont toute la seconde moitié contient des situations dramatiques fort poignantes et parfois de délicieuses choses, comme (p. 156) lorsque Wilkie (petite sœur de Frédérique) avoue son amour pour M. de Fonbonne qu'elle n'a jamais vu, mais qui s'est tué, car il n'est pas mort accidentellement, « parce qu'il a été dédaigné par celle qu'il aimait ». Pour ma part, ce n'est que dans les passages où il note la maladie de Frédérique, l'angoissante obsession de l'idée de la mort prochaine chez une femme si jeune, aimée, et qui voudrait vivre, que je goûte pleinement M. Paul Margueritte : il y a là d'admirables pages d'observation et de psychologie.
 

A. V.


 Âmes slaves, par Tola Dorian (Lemerre). — Après, de Mme Dorian, un volume de vers d'une haute franchise philosophique et d'un art très vivant, de fort bonnes traductions de Shelley (Hellas et Les Cenci), voici, en recueil, des nouvelles. La Préface avertit que « l'âme slave est l'âme-femme du monde » : pourquoi ? Oui, si toutes les âmes slaves étaient d'essence identique à celle de l'auteur, — mais ces vastes aphorismes me font peur. Raïssa, par exemple, c'est la résignation, le simple devoir domestique et la tendresse pour une jeune sœur, faisant taire dans un cœur de femme un ancien et très légitime amour : la forme donnée à ce court récit est bien slave, mais un tel sacrifice est possible et s'est vu en d'autres milieux. Un des plus étranges épisodes de ce livre, La Vierge de l'Ukraine, a trait à une des mille hérésies russes : il s'agit d'une secte où le Christ s'incarne tous les trois ans dans le sein d'une vierge. Si c'est une fille, on l'étrangle avec sa mère ; si c'est un garçon, on en fait un horrible pâté, dont toute la tribu communie. Le volume est, tout entier, très intéressant et d'une excellente littérature.


 

R. G.


 Sébastien Roch, par Octave Mirbeau. (Charpentier). — C'est, en intention, l'aventure d'un enfant gâté par des manœuvres onaniques, du fait d'un de ses maîtres, jésuites, — et qui devient pour cela inapte à la vie normale. Mais, comme, chassé du collège, il en arrive, l'âge voulu, à dévirginer une petite amie, ensuite à faire un passable soldat, il est à croire que, sans la mort de hasard qui l'arrête, il se serait marié, tout comme un autre. Alors ? — Mais non, l'auteur s'est moins occupé d'une étude logique que d'un pamphlet. On retrouve, en ce volume, les traditionnels « Jésuite fourbe », « prêtre implacable », « politique ténébreuse » ; cela va jusqu'à la « lourde, la criminelle, l'homicide main du prêtre si fatale au cerveau humain ». Et que de personnages connus : la silhouette de l'abbé Bournisien, encore embêti ; M. Homais, devenu quincaillier et royaliste. Ces choses anciennes sont rédigées dans des phrases d'à peu près, telles que : « Pétrir les cerveaux et manier les âmes... » — « Un mysticisme violent, une obsession de légende et d'épopée bien faits pour impressionner les jeunes âmes délicates », etc. Trois cent cinquante pages d'écriture. Que de bonnes chroniques perdues ! Le jour est proche où il faudra, entre la littérature et le journalisme, opter définitivement.


 

R. G.


 Les évolutions de la critique française, par Ernest Tissot. (Perrin et Cie). — C'est un peu à la légère, je le confesse, que je me suis engagé à reparler de ce livre : je ferais alors la critique de la critique des critiques, ce qui ne laisserait point que d'être assez inutile. J'ai indiqué l'autre jour les trois grandes divisions de l'ouvrage, et quels écrivains M. Ernest Tissot range dans chacune d'elles. Je me bornerai aujourd'hui à citer le rudiment des définitions appliquées par l'auteur aux trois parties en quoi il décompose la critique. — « La critique littéraire étudie les manifestations artistiques au point de vue esthétique et les juge d'après leurs extérieurs, qu'elle dit parfaits ou imparfaits, selon qu'ils sont ou ne sont pas conformes à son code de beauté. — La critique moraliste étudie les manifestations artistiques au point de vue sociologique et les juge d'après leurs effets, qu'elle définit sains ou malsains, selon qu'ils sont ou ne sont pas conformes à la règle morale. — La critique analytique étudie les manifestations artistiques en tant que signes. Sans négliger l'examen esthétique, sans dédaigner l'enquête sociologique, elle distingue surtout, dans l'œuvre d'art, des effets dont l'intelligence créatrice, le milieu dans lequel s'est développée cette intelligence, la race dont elle est issue, sont les causes directes. » — Le livre de M. Ernest Tissot est d'une lecture intéressante et instructive : il est de ceux qu'on ne laisse point moisir dans une bibliothèque sans les rouvrir jamais.


 

A. V.


 Feuilles mortes, par Victor Compas (chez l'auteur, à Montcy-Saint-Pierre (Ardennes), et à Paris, bureau des Annales gauloises, 17, rue du Commandeur.) — Un livre de poésies et de prose alternées, très, très, très jeune.


THÉÂTRE-LIBRE

Myrane, d'Émile Bergerat. — Les Chapons, de Lucien Descaves et Georges Darien
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 M. Émile Bergerat (qui ne le sait ?) est le Shakespeare de cette fin de siècle, un Shakespeare méconnu, un Shakespeare bafoué, persécuté par les directeurs de toutes les scènes françaises, subventionnées ou non. Il est un hardi novateur — qui n'aime guère à parler de soi. Il a du génie et, très souvent, du talent. Lui-même l'a insinué, voire proclamé, dans d'innombrables préfaces et chroniques — qu'on souhaiterait moins modestes ! Il n'exagère certes pas. Loin de là ! Mais, pourquoi diable s'obstine-t-il à garder toutes ces belles qualités pour lui, pour lui tout seul, l'égoïste ! et à n'en jamais rien faire paraître en aucune de ses pièces ? Car, enfin, pour incontestablement génial, talentueux et novateur que soit M. Bergerat, « Myrane », qu'hier il nous conviait d'entendre, n'en est pas moins indiscutablement dépourvue de tout génie, de toute nouveauté et quasiment de tout talent. Le thème en est vieux comme la lune : Un jeune monsieur qui aime et qu'aiment deux femmes, la femme légitime et l'autre ; embêtements fort plausibles du jeune monsieur ; belle-mère moderniste, mais à tirades ; diplomate persan parisien, fataliste, polygamiste ; esclandre dans un théâtre ; duel ; le jeune monsieur, très perforé est transporté chez sa maîtresse ; sa femme vient l'y chercher et réussit à l'emmener : atroce crise de désespoir de l'amant, délaissée et vaincue, qui se décide enfin à prendre un consolateur, le diplomate persan — ce qui prouve très clairement (car la pièce est à thèse) que la polygamie, la monogamie, le mariage, le foyer conjugal et l'art de faire un bon drame sont des problèmes aussi redoutables que mystérieux. Par dessus le marché, des ficelles, presque des cordages, des enfantillages, des situations de mélo, des hors-d'œuvres, des tirades persiques, et autres, sur la femme, l'amour, l'adultère, des mots de chroniqueurs. Un acte d'exposition figé, gris, maladroit (mariez ces épithètes !); un deuxième, dans un foyer d'artistes, avec du brio, de l'observation, des digressions amusantes, de la verve calibanesque ; un troisième plein d'un adorable pathos d’ambigu.
 J'aime mieux « Les Chapons », de MM. L. Descaves et G. Darien. C’est plus intéressant, plus original, plus neuf et plus de l'art. Cette piécette a d'ailleurs soulevé une véritable tempête d'applaudissements, de hurlements, de sifflements et de cris d'animaux divers. Ah ! c'est que les auteurs ont frappé juste ! Et qu'ils ont été cruels, cyniquement cruels ! Et que M. Prudhomme n'aime pas que d'indiscrets chirurgiens lui révèlent aussi brutalement le mal honteux qui couve sous sa solennelle et patriotique bedaine ! « Les Chapons » sont tirés de « Bas les cœurs », le remarquable roman de M. Georges Darien. Pendant l'invasion prussienne, des bourgeois de Versailles, les Barbier, obligés de loger trois soldats allemands, passent par toutes les transes possibles, par toutes les terreurs imaginables, parce que leur vieille bonne, dont le frère a été tué pendant la guerre, a juré de le venger. Les représailles, si pareil fait arrivait, seraient terribles. Les Barbier le savent bien. Ils flattent bassement leurs trois hôtes teutons, les comblent de vins vieux et de prévenances, et, à la fin, fous de peur, ils jettent à la porte la vieille bonne qui les a soignés pendant vingt ans, malgré le temps « à ne pas mettre un chien dehors ». Des Prussiens, à cet instant, passent dans la rue, se rendant à l'exercice, sous la pluie — « Les pauvres gens ! » gémissent en chœur M. et Mme Barbier. Et c'est tout. Beaucoup de nos déroulédiques contemporains se sont reconnus dans les bourgeois de MM. Descaves et Dariens. Le nombre des siffleurs l'a prouvé. Les auteurs, qu'on savait déjà romanciers de talent, ont su montrer qu'ils pourront être, s'ils le veulent, des dramaturges de premier ordre.
 Les interprètes des deux ouvrages ont tenu leur rôle avec beaucoup de talent et d'intelligence. Mmes Régine Martial, Aubry, Sylviac, France, Barny, MM. Antoine, Léon Christian, sont dignes de tous les éloges.


 

G.-A. A.

sur « Les Chapons »


 Mon collaborateur G.-A. A. me pardonnera d'ajouter à son compte-rendu un mot qui n'a pas été dit, que je sache, et peut-être opportun — puisque aussi bien la presse, selon sa coutume lorsqu'il s'agit de jeunes dont l'ambition n'est point de plagier MM. Augier, Sardou, Dumas ou Labiche, a trouvé plus commode de railler que de comprendre. Oui : comprendre. M. Vitu, pour citer un gros bonnet de la critique (?) théâtrale, n'a-t-il pas saisi dans Les Chapons une affaire de patriotisme ?...
 Un seul chroniqueur, M. Henry Fouquier, a étudié le cas sans parti-pris, et tenté de le résoudre : « J'estime, déclare-t-il, qu'entre eux (les auteurs) et le public il y a eu un malentendu, malentendu qu'il faut éclaircir. Ce malentendu est né par leur faute. Mais cette faute qu'ils ont commises est une faute contre l'art, une méconnaissance de la foule, non une faute contre le patriotisme et une méconnaissance de ses devoirs ». — À la bonne heure ! Mais ce n'est pas cela encore, et ici même il y a malentendu entre les auteurs et M. Henry Fouquier. Je ne connais, sinon par leurs livres, ni M. Descaves ni M. Darien, mais je les sens, comme je sens toute la « génération montante » et j'affirme qu'ils ne jugent point avoir commis une faute contre l'art. Quant à la foule d'aujourd'hui, que leur importe ! N'ont-ils pas la certitude d'être suivis par celle de demain ? Car il est une chose aveuglante de clarté : actuellement, en art comme en tout, il y a scission absolue entre les hommes nouveaux et ceux d'hier. Et c'est là que réside tout le débat. Où ceux d'hier voient une simple concession, mais indispensable — comme M. Henry Fouquier dans la scène des Chapons qu'il a refaite — ceux d'aujourd'hui voient une hypocrisie bien inutile, et surtout une faute contre leur art, tout de sincérité. Quand M. Oscar Méténier écrit En famille, c'est un déplacement du convenu théâtral, ou mieux le remplacement du convenu ancien par un autre plus neuf. Quand MM. Lucien Descaves et Georges Darien écrivent Les Chapons, c'est une tentative à restituer la vérité vraie. Et, pour avoir peint les pleutres Barbier, ils ne sont pas plus mauvais Français que Balzac n'est mauvais citoyen en peignant, et combien synthétiques ! des bourgeois vicieux. Le patriotisme n'a que faire dans la question des Chapons, et il y aurait vraiment de quoi gémir — si l'on n'en riait — des conclusions énormes tirées de cette piécette par le régiment des vitus.


 

Alfred Vallette.

BEAUX-ARTS


 Exposition Raffaëlli (2). - La maison Boussod et Valadon a offert l'hospitalité de ses salons à M. Raffaëlli, proscrit par ordre du Champ-de-Mars. Si cela continue, tous les artistes dont nous nous honorons de goûter le talent feront, chacun à son tour, leur exposition particulière. À quoi tout le monde gagnera, même les deux Sociétés rivales enfin recollées, comme elles le méritent, en un seul et imposant salon annuel qu'on pourra qualifier Champ-de-Navets. Raffaëlli — pour en revenir à lui — s'attache à représenter les misères suburbaines, les idylles de boulevards extérieurs. Dans les milieux qui leur sont propres, avec lesquels ils font corps, pour ainsi dire, surgissent ses chiffonniers, ses casseurs de pierres, ses guenilleux gagne-petit, fixés rudement dans leur fatale attitude, avec l'indélébile empreinte de leur spécial opprobre. Bien loin pourtant d'affliger son art d'un humanitarisme facile et bêta, Raffaëlli pousse le besoin d'un pittoresque et du caractère jusqu'aux confins de la caricature, qu'il aborde d'ailleurs d'une si imprévue façon dans ses dessins de « Lucrèce Borgia » et de la « Vie d'un Joueur ». Et maintenant, faut-il dire que les procédés matériels de M. Raffaëlli, ces bizarres mélanges de fusain et de peinture... me froissent un peu comme un truquage ? À quoi bon, si l'effet est atteint ? Je cite donc le « Bûcheron » et le portrait du sculpteur Rodin, pour avoir le plaisir d'ajouter que la sculpture de Raffaëlli vaut sa peinture, à laquelle elle ressemble d'une curieuse manière.


 

L. Dse.


 P.S. — Vu à la vente May trois lumineux pastels de Degas. À quand l'exposition Degas ?


 
Échos divers et communications

 Un jeune écrivain de talent, Moïse Renault, vient de mourir. Il avait pris, ces dernières années, une part assez active à la rédaction de diverses revues littéraires, où ses œuvres avaient été très remarquées, et il travaillait, en collaboration avec M. Paul Adam, à un important ouvrage sur Stendhal et ses sources de documents. Moïse Renault laisse une spirituelle plaquette :Le Bayser perfeumé, et, dans ses cartons, un grand nombre de nouvelles et de vers manuscrits, qui seront, nous l'espérons, publiés un jour.
 

G.A. A.


 Notre dernier numéro était sous presse lorsque nous avons appris la mort d'un de nos camarades, Gaston Dubedat, qui avait fondé, en janvier 1887, les Écrits pour l'Art, organe littéraire mensuel d'un groupe qui s'intitulait, dans un article-préface, le « Groupe Symboliste et Instrumentiste », et déclarait « chercher, induisant de symbole en symbole, la raison de la Nature et de la Vie ». Le recueil paraît encore ; mais de l'ancienne rédaction — composée notamment de MM. René Ghil, Francis Vielé-Griffin, Stuart Merrill, Henri de Régnier — reste à peu près seul aujourd'hui M. René Ghil. Gaston Dubedat, un fervent de musique, n'écrivait point : ce n'est donc pas pour s'imprimer qu'il avait créé un périodique, et le dernier combattant du premier groupe symbolo-instrumentiste a bien fait de lui témoigner publiquement sa gratitude.
 Le Roquet, sous l'habile direction de M. L. de Saunier, se révèle un de nos meilleurs journaux de satire et d'art — mondain, très littéraire pourtant, et d'une gaîté un peu ironique qui se garde de la jovialité. On y trouve des articles de L. de Saunier, Willy (toujours si amusant), Henri de Lapommeraye, Rachilde, Marc Lagrand, et un intéressant roman de mœurs normandes, par Léo Trézenik : Le Magot de l'oncle Cyrille. Enfin — great attraction ! — sous la rubrique Massacre des innocents, le Roquet a commencé une série de satires visant des hommes connus, et qui sont ou seront signées : Jean Ajalbert, Georges Darien, Rodolphe Darzens, Édouard Dubus, Georges d'Esparbès, Henri Fèvre, Camille de Sainte-Croix, Alfred Vallette. — Les deux premiers massacrés sont MM. Paul Bourget et Francisque Sarcey.
 À titre de prime à ses abonnés, la Jeune Belgique a encarté dans son fascicule de Juin un superbe Paul Verlaine hors texte, dessiné par notre camarade Paterne Berrichon, à qui nous adressons nos sincères compliments. — Voici le sommaire du numéro : Stéphane Mallarmé : Réminiscence ; — Iwan Gilkin : La Douleur du Mage ; — *** : L'Eau promise ; — Jean Boels : L'Hôte des ténèbres ; — Delzire Moris : Proses lyriques ; — Arnold Goffin: Chronique littéraire ; — Puck : L'Annuaire du Caveau verviélois ; — Albert Arnay : Chronique artistique ; — puis une Chronique musicale et le Memento.
 Nos félicitations à M. Henri Bossane pour la transformation des Annales Gauloises, d'un format plus élégant et plus commode.
 Une personne — qui celait son nom — nous demandait naguère si le Louis Le Cardonnel qui signa Lamentation dans le Mercure de France était bien le mystique et doux poète qui, etc, etc. — Il n'y a dans les lettres qu'un Louis Le Cardonnel, mais nous n'avons pas cru devoir répondre avant de prendre l'avis de notre collaborateur. Il habite Valence (Drôme), 68, avenue de Chabeuil.


 
PRIME GRATUITE


 Nous avons l'honneur d'informer nos abonnés que nous offrons gratuitement à ceux qui nous en feront la demande leur portrait peint à l'huile par un artiste bien connu, M. Dugardiu (84, faubourg Saint-Honoré). Il suffira d'adresser au bureau du Mercure de France une photographie, en indiquant la couleur du teint, des cheveux, des yeux et des vêtements. — La photographie, devant être détériorée, ne sera point rendue. — La livraison du portrait s'effectue dans le délai d'un mois et demi.
 Pour les frais de correspondance et de port, joindre en timbres-poste la somme de 1 fr. 05.


 

Mercvre


1. Nous sommes obligés de remettre au prochain numéro la bibliographie du nouveau livre de M. Camille Lemonnier : Le Possédé.
2. M. G. Albert Aurier publiera dans le prochain fascicule du Mercure de France une étude sur l'œuvre entier de M. Raffaëlli.

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