Page 115 · Tome I. Janvier-Décembre 1890

Viennent le puceau coquebin
Et la mérétrice foraine !
(Ces gens ont-ils l'ordre du bain ?)
Et Chérubin et sa marraine.
Il sied que la jeunesse apprenne
À conspuer Royer-Collard,
Parmi les coupes de Surense :
On mange du veau chez Allard.
ENVOI
Prince trop gavé de murène,
Ce maître-queux sinistre a l'art
Des ragoûts à l'huile de frêne :
On mange du veau chez Allard.
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BALLADE
POUR SE CONJOUIR AVEC LEPETIT CENTRE
« Tout renaît ! Le commerce des bestiaux va reprendre. »
Du Petit centre de Limoges, le 7 décembre 1888.
« Tout renaît ! » Sur le tympanon,
Sur l'ophicléide assassine,
Sur la peau de zèbre ou d'ânon
Et sur le hautbois qui dessine,
Maints phantasmes de bécassine,
Hurlons - tel Pompignan Lefranc,
Tel un butor dans sa piscine :
Le commerce des veaux reprend.
Palmes ! Discours et gonfanon
Tricolore ! O la capucine
Que porte an creux de son fanon
La mairesse chère à Lucine !
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