Page 114 · Tome I. Janvier-Décembre 1890

De votre bourse et que l'on m'oye :
Pour que bachelette (à son dam !)
Livre aux mages la petite oie,
Voici les pieds de Péladan !
ENVOI
Prince d'Elseneur ou de Troie,
Fuyez l'œuvre d'Adolphe Adam
Et ces baumes, que je déploie :
Voici les pieds de Péladan !
2
BALLADE A MES AMIS DE TOULOUSE
POUR LES REMETTRE EN GOUT DES FRIANDISES QU'ON Y SERT
Du Capitole à Saint-Aubin,
La ville où Bonfils se gangrène
Est accueillante pour l'aubain.
Dans ses murs de briques, la raine
Ranahilde, jadis, fut reine.
Mais les princes du tranchelard
Brillent toujours en cette arène
On mange du veau chez Allard.
Foin du puchero maugrabin,
Des sterlets du Volga, du renne,
De ces grouses qu'offre un larbin
Et des tragopans de l'Ukraine:
Raca sur l'huître de Marenne,
Sur l'huître pareille au molard,
Sur la banane et la migraine :
On mange du veau chez Allard.
MercureWiki, révision 6987, 2010-06-08. Wikitexte original.