Page 125 · Tome VI. Septembre-Décembre 1892

The Bishop Bruno du premier, et The Ring des Juvenile Poems de Thomas Moore. En ces vers, on entend bruire la Mort ; ils émeuvent profondément, impressionnent d'étrange. A les lire, un frisson gagne, intense. De même pour Christabel et le Vieux Marinier de Cooleridge, pareillement empreints de fantastique et d'irréel.
Beddoes produit une impression plus forte et plus durable que généralement les lakists. Comme eux, le surnaturel l'attire ; comme eux, la majesté de la mort, et son interrogatif merveilleux, l'ont inspiré. Mais cette passionnante physionomie purement décorative ne le satisfait pas ; il scrute le problème présenté sous d'aussi attrayants dehors, et devient un poète intérieur. En cela, l'écrivain outrepasse les romantiques arrêtés aux formes. Certes, il les met à profit, mais pour envelopper l'idée, pour exprimer une philosophie.
III
Rêve de Mourir.
Le Théâtre de Beddoes comporte seulement deux œuvres achevées : The Brides' Tragedy (La Tragédie des Fiancées) et The Death's Jest-Book (Le Livre des Farces de la Mort), — et de nombreuses ébauches.
Cinq scènes ont été écrites de Love's Arrow Poisoned (La Flèche de l'Amour empoisonnée) ; un acte de Torrismond, et quatre de The Second Brother (Le Second Frère). Ces deux tragédies ont pour cadre l'Italie. Peut-être l'auteur les aurait-il terminées, s'il avait entrepris le second voyage qu'il se proposait à Florence.
Sous le titre The Last Man (Le Dernier Homme) — qui devait être celui d'une tragédie en cinq actes, — sont groupées de fugitives et violentes notations. On en peut déduire que cette œuvre eût été, peut-être, le chef-d'œuvre de Beddoes. Il importe que la page intitulée Dream of Dying trouve place en cette étude:
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