Page 185 · Tome I. Janvier-Décembre 1890

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BALLADE

À LA LOUANGE DES MUSIQUES RELIGIEUSES

ET MONDAINES.


MM. Lombroso et Dubut de Laforest sont dans la désolation, car Madame la vicomtesse de X., la chercheuse raffinée, de qui ils tenaient tant de rares documents, s'est résolue à interrompre ses études d'anthropologie criminelle. On prétend, on se chuchote — cherchez la langue de M. Péladan ― que la mondaine very exquisite sacrifie aujourd'hui à un nouveau genre littéraire, le genre magico-mystique. Si non e vero...Toujours est-il que, dimanche dernier, la vicomtesse a roucoulé de sa voix faucelle le si suggestif PIE JESU de M. Faure en l'église St-Magloire.

Gazette Mondaine.


Au chant des luths et du Kinnor
Gabriel — tout en or — épelle,
O combien soëve ténor !
La Séquence et l'Hymne si belle.
Tout près de lui, sur l'escabelle,
Un marlou de chef démuni
Répond « amen » tandis que bèle
Madame veuve Pranzini.

Quadragénaire mutine ! Or
Elle est vicomtesse et rappelle,
Quant aux chloroses, G. Vanor.
Comme figue mûre qu'on pèle,
Comme raisin dans la coupe, elle
Jute un hippomane infini,
Coco ! pour ton linge isabelle,
Madame veuve Pranzini

Dans Bullier où sont les Connor,
Aux Gobelins, à la Chapelle
Ses yeux trouvent le Kohinor :
Id est : rognon du tout imbelle,

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