Des Accapareurs

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Charles Merki, « Des Accapareurs », Mercure de France, t. V, n° 31, juillet 1892, p. 205-212.


DES ACCAPAREURS
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I.


 ll s'agit de Messieurs les Musiciens et de Messieurs les Librettistes. La récente exhibition, sur la scène de l'Opéra, d'une grande machine lyrique, extraite non sans douleur et sans tintamarre de réclame du prodigieux livre où Flaubert évoqua la vieille Carthage, montre une fois de plus l'impudence de leurs empiètements et de leurs déprédations. Des compères, quelques amis, nombre d'imbéciles naturellement, ont applaudi. Salammbô,— version Reyer-Du Locle — est à les en croire un triomphe pour la musique française ; les auteurs et les interprètes défaillent sous le poids des couronnes et l'unanimité des félicitations ; Ia direction jubile et de fortes recettes se trouvent assurées ; la partition est étonnante, l'orchestre et les chœurs sont mirifiques, les costumes somptueux ; les décors mis au concours ont même le mérite de l'inexactitude ; le ballet nous danse quelque chose avec des ribaudes (!) et des mercenaires. — Voilà qui est alléchant, et nous excusons les soireux d'avoir glapi sur tous les tons et dans toutes les langues qu'on n'avait jamais rien vu de pareil. — Leur satisfaction et la joie naïve des mélomanes ne m'empêchent nullement, toutefois, de retenir la morale de l'aventure : on a encore gâché, sali, abîmé, massacré une œuvre haute; suivant les habitudes des musiciens et des librettistes, on en a fait un guignol, un carnaval, une foire.
 Mais il serait trop facile d'accabler M.Du Locle; sa littérature n'existe point; la pièce qu'il a tirée de Flaubert est au-dessous de toute discussion ; on n'y coudoie que la bêtise et l'absurde ; je ne pense pas qu'on puisse en lire dix vers sans pouffer ; des admirateurs de l'entreprise déplorèrent d'ailleurs ses tripotages (1); et sans les blâmer, constatant simplement que pour la besogne une certaine dose de candeur - voire d'inconscience artistique — étaient nécessaires, j'estimerai surtout indécent qu'on se permette de remanier le livre d'autrui, de coupailler, d'amputer, de repétrir à sa guise un poème qui n'est pas le sien, d'en tirer du théâtre bouffon, de sots livrets pour les opéras.

II


 Certes, je ne saurais me croire appelé à parier ici au nom de la Littérature et de l'Art; ces grands mots ont bien traîné et me semblent devenus puérils. Je veux dire mon sentiment personnel sur un fait qui me choque, sur un usage que, par un esprit de contradiction sans doute, je juge humiliant, — sur un procédé que la coutume approuve et qui me paraît indélicat. J'ajoute que je ne m'illusionne point sur la portée de ces revendications ; que je dénonce, par plaisir tout uniment, les inconvénients d'une trop longue tolérance, - et le blâme que peut-être m'infligera la galerie ne me chagrinera guère.
 On ne nous dit point en somme que Flaubert ait permis à M. Du Locle de confectionner sa minuscule histoire d'amour, qu'il l'ait vu ce piteux livret de Salammbô, qu'il l'ait approuvé, — cette supposition déjà ne fait-elle pas sourire? — Pourtant, la question dépasse la petite plaisanterie de M. Du Locle. Il n'est pas plus coupable que tel « arrangeur » de Shakespeare et de Gœthe ; il l'est autant et d'aussi triste façon.
 De ce qu'un auteur présent — ce fut hier le cas de M. de Goncourt — laisse retaper ses livres, s'amuse de les voir se profiler en scénarios sur les planches de l'Odéon et du Théâtre Libre, il ne résulte pas absolument qu'il soit licite d'opérer quand il tourne le dos, de le supposer toujours bénissant du chef. Bien mieux, — et il est cruel d'insister sur une chose aussi évidente, — l'idée d'une autorisation sollicitée implique la possibilité d'un refus; l'auteur seul a pouvoir de livrer, au public d'un Gymnase ou d'un Opéra-Comique, de lui-même ou par des mains tierces, l'œuvre qu'il a enfantée. Il disparaît, et personne, — pas même ses parents, ses héritiers, si souvent des cuistres, — à moins d'une clause testamentaire formelle, n'a le droit de s'entremettre au profit des vagues combinaisons de la boutique théâtrale. La jurisprudence accorde aux légataires le bénéfice d'argent, des rentes durant une période connue, par le prestige d'ouvrages qu'ils ont presque toujours méprisés du vivant de leur producteur, auxquels — on peut le crier hardiment — neuf fois sur dix ils ne comprennent goutte, et il est bien juste qu'ils les conservent intacts. — Quiconque maintenant abuse de leur silence, de leur futilité, de leur insouciance à sauvegarder la mémoire de celui qui les a enrichis à ses dépens, — quiconque favorise leur désir malhonnête d'augmenter les sommes qui leur sont allouées : par des tripotages au goût du jour, par des mutilations et des transformations niaises de romans en comédies, de poèmes en opéras, — quiconque les aide à battre monnaie en dénaturant les œuvres dont ils sont — pour si peu de temps — les dépositaires, commet une action répréhensible. — Et, bien que la loi ne connaisse pas de ce genre de délit — elle a tant d'occupations! — nous devons admettre que les librettistes, le plus souvent hélas, se conduisent, par cela, comme des malfaiteur.
 Pour en finir avec la misérable pièce incriminée, je sais bien que des commérages nous transmirent le bref récit de quelques conférences entre Flaubert et M. Reyer ; leur entente, affirme-t-on, était parfaite ; ils aspiraient autant l'un que l'autre à voir Salammbô évoluer devant eux, déguisée en cantatrice. Théophile Gautier, dont fut priée la muse au labeur profane de l'adaptation, puis M. Mendès se récusèrent. M. Du Locle n'est que le pis aller, le Scribe quelconque, le premier librettiste venu, — parce qu'il fallait quelqu'un — Eh bien! c'est convenu. Que la faute lui soit légère; le code d'honneur de la confrérie a dû l'absoudre par avance; et pour sa satisfaction, je le reconnaîtrai publiquement, — car, après tout, je ne veux point m'attirer d'histoires, — je suis persuadé qu'il s'est mis en règle, qu'il garde en poche tous les consentements jusqu'ici exigés par l'opinion. S'il y tient même, tant il est loin de ma pensée de lui chercher querelle, Je le saluerai le plus galant homme de la terre; son seul tort fut une douce présomption, par quoi il demeure justiciable de la critique. — Cette déclaration, je la fais d'autant plus volontiers du reste que je m'attaque aux procédés quotidiens des librettistes et des compositeurs, non à leurs personnes; et je demeurerai persuadé de ceci, en dépit de toute information: — Salammbô n'a vu la rampe que parce que Flaubert est mort. Vivant, il eût arrété les frais, le démarquage ; il eût reculé devant la caricature de son livre, le tapage ridicule et malsain, l'auréole de carton, le faux nez et les trompettes fausses d'un triomphe de mardi-gras.

IIl


 Les plus grands sont dupes de ce grossier mirage de la scène. Mais après avoir songé, de consécration tardive, de gloire enfin conquise et vengeresse; comment Flaubert n'eût-il pas compris que la gloire irait à un autre et qu'il dressait le piédestal où l'on érigerait en bronze la statue trente fois laurée de Son Altesse le Musicien. — Il faut la crier enfin, cette chose énorme. Les musiciens sont des spoliateurs de gloire. M. Reyer, si haut dans l'empyrée, d'une valeur musicale qu'aussi bien je n'ai pas envie de contester, n'est aujourd'hui pour moi que l'interprète, seulement l'interprète d'une oeuvre dont le public lui attribuera toute la paternité, — vous entendez, toute. Salammbô sera de M. Reyer comme Faust est de M. Gounod, Hamlet de M. Ambroise Thomas. Ces escamotages s'accomplissent sous nos yeux tous les jours ; le musicien prend l'œuvre qu'il lui plaît de prendre, se drape dans le manteau du prochain et s'en va radieux sous les acclamations; la plupart croient que ce qu'il signe est à lui ; même, nous vivons dans des temps si goujats que ceux qui savent ne sourcillent point, trouvent le fait naturel; et comment la foule aurait-elle des doutes : un si grand homme ! — Questionnez dans la rue, au hasard, tel inconnu que vous aviserez, — il n'est pas indispensable de choisir un idiot, —demandez-lui ce qu'est le Faust; il vous répondra : Monsieur, c'est un opéra de Gounod; je l'ai vu représenter sur notre première scène lyrique! - Chez lui, cette idée est enracinée solidement, et tellement que vous ne le détromperez point; vous ne lui ferez jamais entendre qu'un certain Gœthe, poète allemand, — allemand, quel malheur! — écrivit le Faust préalablement en langue allemande ; que ce qu'il prend pour l'œuvre n'en est que le reflet, l'ombre tronquée, dérisoire et falote, la traduction incomplète et maladroite, l'abjecte parodie. — Ainsi l'on découvrit tout à coup que le Barbier de Séville appartenait à Rossini, Roméo et Juliette, Mireille au susdit M. Gounod, Carmen à Bizet, Manon Lescaut et Werther à M. Massenet, Jocelyn à M. B. Godard ; parmi les deux cents pièces à musique qui firent la joie du siècle, en cherchant bien, on n'en trouverait peut être pas trente qui ne soient tirées d’œuvres littéraires antérieures. Walter Scott, Musset, Lamartine, Bernardin de Saint-Pierre l'abbé Prévost, et combien, ont été pillés ; surtout Shakespeare et Goethe. Quelquefois on change le titre ; de Wilhem Meister on fait Mignon; du Roi s'amuse on fait Rigoletto; de La Dame aux Camélias on fait La Traviata ; et l'on étonnerait infiniment les jeunes filles à qui l'on fait gazouiller les chœurs de Lalla Rouk, dans les conservatoires départementaux, en leur citant le romantique anglais dont hérita Félicien David.
 De ces substitutions, aucun aveu ; tout le monde doit savoir ; mais on profite de l'heureuse et placide ignorance des populations ; le musicien gratte le nom du poète, écrit le sien à la place, en caractères d'affiche. Quant au librettiste qui prépara les chemins, crocheta les serrures, emporta le volume subtilisé dans la doublure de son paletot, on le mentionne à peine ; en lettres microscopiques ; maintes fois, — voyez les catalogues ; — on ne le mentionne pas du tout. Il est le chat qui tire les marrons ; que la pièce soit de lui (il en est qui inventent) où ramassée dans les bibliothèques de l'arrondissement, Sa Majesté le Musicien le considère comme un très humble personnage. Il le relègue dans un coin, avec les décors de M. Un Tel, les costumes de la Maison-Trois-Etoiles, tandis que sa célébrité rayonne, se prélasse sur les couvertures fioriturées et peintes des partitions.
 Et n'est-ce pas, en fin de compte, le côté comique de ces exploitations hasardeuses, les compétitions, les duperies de gens qui ont fait un mauvais coup et ne s'entendent point sur le partage des dépouilles, se rabaissent mutuellement, à tour de rôle ; sur la brochure et la réduction au piano, et cependant ne peuvent se passer l'un de l'autre : — le librettiste parce qu'il ne sait faire, le plus souvent, que des livrets ; le musicien parce qu'il ne sait se servir de la littérature chipée telle qu'elle existe, — parce qu'il a besoin d'un M. Jules Barbier, d'un M. Scribe, qui taille, rogne, à sa petite mesure, cuisine le gâteau, découpe le pain en tartines, en fines lèches beurrées de lieux communs et de rimes centenaires.

IV

 En effet, — et l'irrévérence de ce qui me reste à dire ne va pas me réconcilier avec les mélomanes, — le musicien n'a pas d'idées. On s'est parfois inquiété d'établir pour quelles raisons il ne confectionnait pas ses pièces (2), pourquoi il s'esquintait à traduire en flons-flons les banalités et les basses sottises qu'on débite ordinairement sur les scènes, et ne se magnifiait point dans ses propres rêves. Il est indubitable que dans la majorité des cas il ne peut rien par lui seul ; son éducation artistique est très pauvre et l'éducation littéraire lui manque presque complètement. De très nobles exceptions, Wagner, Berlioz, qui surent merveilleusement exprimer leurs doubles conceptions d'art, semblent aux jeunes musiciens des génies si monstrueux qu'ils ne les évaluent point dans leur ensemble. Ils séparent le compositeur du poète et forcément n'imitent que ce qui passe à leur portée. ─ Imaginer sa pièce et sa partition, c'est, il est vrai, beaucoup de travail ; l'extrême longueur des études harmoniques les absorbe et leur sert d'excuse ; mais surtout, ils ne reconnaissent pas, pour la plupart, qu'ils doivent posséder mieux que leur technique.
 J'en ai coudoyé quelques-uns de ces jeunes gens qui sont appelés à décrocher médailles et diplômes ; prix du conservatoire aujourd'hui, prix de Rome demain, ils sont, au point de vue métier, d'une force extraordinaire ; ils savent tous les trucs, toutes les ficelles ; ce qu'une orchestration peut offrir de beautés ne leur échappera point ; à dix-sept ans ils s'extasient sur un accord, sur une marche de basses ; dans une mesure de Delibes ils découvrent un monde ; à dix-neuf ans ils ont fourni leur première polka ; à vingt ans ils feront jouer des ouvertures, des caprices ; à vingt-cinq et peut-être plus tôt, — mon Dieu ! les prodiges sont fréquents, — une cantate, un ballet, une scène lyrique, un bout de symphonie ; quelques années encore et toujours bûchant, toujours perfectionnant leur algèbre musicale, — s'ils ne chutent pas dans la marmelade de l'opérette, — ils entreprendront les œuvres énormes, les opéras en cinq actes ; ils seront les Maîtres et pourront gagner beaucoup d'argent ; certains iront enseigner dans la ville de province qui subventionna leurs études, ou, plus roublards, profiteront d'une vacance et de protections sérieuses pour se faire bombarder professeurs dans l'immeuble-caserne du faubourg Poissonnière. — Cependant, presque tous auront omis de se créer une âme ; ils auront oublié de développer leurs idées et n'en auront point ; ils n'auront cultivé que leur métrique, et — châtiment de leur excessive mais étroite science — forcés d'emprunter la littérature du voisin, ils ne seront pas même capables de distinguer entre la mauvaise et la bonne ; ils confieront Flaubert à M. Du Locle et prendront Jules Barbier pour un poète (3).
 Des poètes véritables, il est bon de le remarquer aussi, ne consentiraient pas fréquemment à leur donner le tabouret. Être librettistes — tenir le second rang, et pour quelles piètres cérémonies, s'effacer, soupirer dans la langue de Baour-Lormian et de Casimir Delavigne afin que le compositeur soit mis en vedette et ses élucubrations — ne les tourmente guère. Ce ne fut jamais qu'en expiation de grands crimes qu'on vit d'authentiques littérateurs abdiquer pour un soir, renoncer à leur personnalité, tourner la manivelle à romances, faire à des amis musiciens l'aumône d'une historiette de leur goût. — M. Scribe, si longtemps le domestique d'Auber, n'est pas le modèle qu'il se proposent ; et volontiers ils représenteraient aux quémandeurs que le savetier du coin, écrivain public à ses moments perdus, sait bien mieux se plier au lyrisme des situations.

V


 Mais ces démêlés entre auteurs, et le choix de leurs serinettes, au demeurant importent trop peu pour qu'on s'y attarde. Je n'ai pas à faire le procès du genre opéra ; assommant s'il en fut, mesquin, borné, étroit, de vues courtes et immédiates, sans développement artistique vraisemblable et rabâchant perpétuellement son unique duo d'amoureux, il disparaîtrait dans la huitaine que je n'en verserais point de larmes. Il est au bout de « sa carrière », ainsi que chantent ses coryphées ; il ne sortira point du marécage où l'enlisa la sacro-sainte tradition. Que des musiciens sans idées, des librettistes qui n'en ont guère plus, s'accouplent dès lors dans l'ambition de perpétuer sa race, c'est fort indifférent ; nous subirons sans enthousiasme le ruissellement mélodieux qui nous menace dans l'avenir. Beaucoup d'eau passera sous les ponts avant qu'on ne relègue dans les greniers du théâtre l'antiquaille lyrique avec ses ténors dessus-de-pendule et ses bedonnantes prima-donna ; et prêcher les compositeurs actuels, leur montrer une forme meilleure et susceptible d'évoluer, de se rapprocher d'un idéal d'art, demanderait une abnégation dont je me sens incapable. ─ Ces notes n'ont été crayonnées en somme que par charité chrétienne, pour les avertir, leur crier casse-cou. S'ils ne veulent point se confiner dans la musique symphonique, où leurs aînés furent grands, qu'ils surveillent au moins leurs simili-poètes ; que diable ! il leur est facile de se rappeler réciproquement à la pudeur ; la stricte observation du septième commandement est évidemment gênante ; mais il est prouvé qu'on ne tire jamais une bonne pièce d'un livre ; leur intérêt n'est pas non plus de pousser les choses, car les industriels sont nombreux déjà, contre qui l'on réclame les mesures sanitaires ; et songez quel ennui, par ces temps de réglementation à outrance, de criailleries autour de la propriété intellectuelle ; un législateur fraîchement sorti de l’œuf pourrait avoir la méchante pensée de se rendre utile, de faire voter quelque formule vexatoire, pour les besoins de la cause ; — avec les musiciens, que de gens devraient porter la pancarte infamante, dans la chère utopie d'une idéale justice : — la loi punit les contrefacteurs.

Charles Merki.


  (1) Article de M. Bauer, Echo de Paris, 16 mai.
  (2) Voyez ce que dit à ce sujet M. Saint-Saëns (Harmonie et Mélodie). Il est juste de nommer Mme Holmes parmi les rares qui essayèrent d'écrire sur de personnelles données ; on parle aussi fort élogieusement de M. Gustave Charpentier.
  (3) L'ignorance que je reproche aux musiciens peut sembler une accusation excessive : je citerai ce fait, montrant bien leur inintelligence, qu'ils n'ont pas encore appliqué dans la prosodie musicale la loi si simple de l'accent tonique, ─ indiquée dans toute grammaire un peu complète — et autrement appréciable dans le vers chanté que dans le vers déclamé. Chez eux, l'accent tonique (temps fort) tombe immanquablement, à la fin du vers ou même au milieu, sur la dernière syllabe des mots à terminaison féminine ; ils disent : la patri-eu, m'appel-leu, m'implo-reu ; exemple encore, le début de ce morceau que se disputèrent les orgues ambulants : Ne parleu pas Roseu je t'en suppli-eu. ─ Pardonnable à des méridionaux, cette articulation inepte, facile à observer dans n'importe quel opéra, suffit à faire prendre en haine toutes les roucoulades devant quoi se pâment les auditoires mondains. Dans les concerts, j'ai même entendu de très jolies dames décolletées bêler au féminin des phrases essentiellement masculines : amoû-reu, pû-reu, etc. Mais on pourrait s'en prendre à l'interprétation.

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